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Plan détaillé

La société est-elle entrée dans une ère de l’image ?

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1. De la modernité à la postmodernité : l’image comme vecteur de développement

Cet axe a pour but de démontrer que la société s’est dirigée d’une époque dite « moderne » (grâce aux révolutions industrielles) à une époque « postmoderne » dans laquelle les innovations numériques jouent un rôle-clé. En ce sens, la place de l’image s’est affirmée sous plusieurs formes au point de devenir un véritable vecteur de développement de la société.

  • Des Révolutions industrielles à la Révolution Numérique : la société se dirige vers une tertiarisation qui a pour fondement les technologies numériques et digitales. Celles-ci se basent fortement sur l’image qui va régir les rapports sociaux, économiques et politiques comme l’affirmait déjà Régis Debray [1]. 
  • Ce nouveau paradigme incite les citoyens et agents économiques à faire de l’image un support indispensable quant à leur souhait de réalisation de leurs objectifs : les réseaux sociaux en sont un bon exemple puisqu’ils envahissent la sphère publique mais aussi privée. Patrizia Faccioli [2] parle de « culture visuelle » pour caractériser cette société au sein de laquelle « Le flux d’images dans nos vies quotidiennes est aujourd’hui quasi-ininterrompu et semble naturel ».

 

 2. Une telle société fait néanmoins face à des problématiques et n’est pas effective en tous lieux

Cet axe sera utile pour nuancer les propos précédents et développer l’idée selon laquelle toutes les sociétés n’accueillent pas de la même façon cette prédominance de l’image sur le « réel ». Beaucoup d’auteurs critiques peuvent être sélectionnés et cités, pensez néanmoins à bien hiérarchiser vos idées et à ne pas mélanger les arguments.

  • Les sociétés n’ont historiquement pas le même rapport à l’image (sociétés traditionnelles, hybrides ou occidentales) et cela est toujours valable quant à l’accueil des nouvelles technologies basées sur le flux d’images. Un exemple « extrême » peut être celui de Carmen Gomez Mont [3] qui démontre que ces supports ne correspondent pas aux modes de vie des sociétés les plus traditionnelles. Il est aussi possible d’évoquer le discours du président iranien Hassan Rohani : « Faire de la résistance face aux nouvelles technologies et aux développements modernes est une approche désuète» dont les propos illustrent qu’une part importante de la population (traditionnaliste) rechigne encore à utiliser les TIC ou ne peut pas y accéder faute de moyens. La notion de « fracture numérique » peut aussi être aisément exposée.
  • On assimile parfois les nouvelles technologies à la « dictature de l’image » comme l’explique Gérard Moatti [4]. De nombreuses problématiques émergent : éthique, poids des apparences, fracture technologique, exclusion des valeurs traditionnelles et guerre de l’image (exemple avec les débats actuels que sont les migrations, la guerre en Syrie, poids des médias, etc.)

Notes

Références nécessaires :

 [1] Régis Debray, Vie et mort de l’image : une histoire du regard en Occident, 1995. 

[2] Faccioli, Patrizia. « La sociologie dans la société de l’image », Sociétés, vol. no 95, no. 1, 2007, pp. 9-18.

[3] Mont, Carmen Gómez. « Technologies de la communication et traditions sociales dans les communautés indigènes du mexique », Hermès, La Revue, vol. 48, no. 2, 2007, pp. 213-219.

[4] Gérad Moatti, La nouvelle dictature de l’image, 7 octobre 2016 dans Les Échos

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