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Fiche de lecture

Les répercussions de la révolution d’octobre en Europe dans l’entre-deux-guerres

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Nous vous proposons un résumé succinct de la conférence de l’historienne Sophie Cœuré sur les conséquences de la révolution d’octobre disponible en intégralité ci-dessous 

Les relations de l’URSS avec l’Europe de l’ouest dans l’entre deux guerres

  • La Russie soviétique signe une paix séparée avec l’Allemagne lors de la 1ère guerre mondiale en 1918 (la paix de Brest-Litovsk). Par conséquent, la Russie soviétique n’est alors ni dans le camp des vainqueurs ni dans celui des vaincus. Elle est cependant une puissance révisionniste, c’est-à-dire qu’elle conteste les traités de paix imposés au lendemain de la grande guerre.
  • Entre 1919 et 1923, l’URSS est perçue comme une réelle menace en Europe. Une rupture des communications aura lieu entre Paris et Moscou. Le communisme ambitionne de se répandre partout en Europe au nom de l’internationale communiste.
  • Progressivement l’URSS va, en participant notamment à la signature du pacte Briand-Kellogg et en encourageant au désarmement en Europe, contribuer à la sécurité collective européenne. Elle vise avec Staline à promouvoir « le socialisme dans un seul pays », c’est-à-dire uniquement en URSS.
  • Dans les années 30, le pacte Laval-Staline (1935) a pour objectif de prendre à revers la montée du nazisme. L’URSS de Staline opte stratégiquement pour la constitution d’une politique antifasciste dans tous les pays européens (constitution de fronts populaires et adhésion à la SDN).
  • Enfin, l’année 1939 est une réelle rupture puisque le pacte germano-soviétique d’aout 1939 consacre un accord entre l’Allemagne et l’URSS.

Les diplomaties de l’URSS

L’URSS développe dans l’entre-deux guerre trois formes de diplomatie :

La diplomatie classique de l’URSS

Elle consiste à rompre avec la culture bourgeoise qu’incarnent les fonctions liées à la diplomatie. Pour autant, l’acculturation est particulièrement difficile. Les diplomates soviétiques doivent d’un côté défendre ce nouveau régime antibourgeois et s’autorisent ainsi à mépriser les règles de la diplomatie traditionnelle mais paradoxalement, d’un autre côté, reprennent les codes de la bourgeoisie : ce sont des diplomates qui portent le frac et le haut de forme.

La diplomatie révolutionnaire

L’URSS est un Etat, un parti ainsi qu’une idéologie mondiale. Elle repose sur le komintern, c’est-à-dire l’internationale communiste. Selon ce principe, l’URSS organise des sections qui ont pour but de développer le communisme dans chaque pays. Ces sections répondent aux 21 conditions énoncées par Lénine dont l’une des principales est : la défense inconditionnelle de l’URSS. Par conséquent, c’est une réelle ingérence de l’union soviétique au sein des difféérents pays, et cela par l’intermédiaire de ses sections. Enfin, ces sections entretiennent des espaces militants qui sont parallèle à la diplomatie officielle. Les cadres vont se former en URSS, à l’image en France du SFIC (section française de l’internationale communiste) ou de la CGT-U.

La diplomatie d’influence

Cette diplomatie est d’un genre nouveau puisqu’elle vie à encourager au philosoviétisme dans les pays d’Europe. Cette diplomatie culturelle est au service de l’Etat soviétique, de l’idéologie révolutionnaire et contribue à forger l’unité du peuple. Elle répond également à une attente en Europe, puisque ce nouveau régime suscite de l’intérêt par les populations européennes. Lénine expérimente l’agitprop (agitation-propagande) pour mobiliser les masses en utilisant de nouveaux canaux : le cinéma et la radio afin de promouvoir son régime politique. Enfin, l’URSS encourage au « tourisme de guerre civile », c’est à dire qu’elle invite des intellectuels et artistes à découvrir la réalité soviétique tout en dissimulant les répressions et les goulags.

Cette diplomatie d’influence entrainera une contre diplomatie d’influence, notamment par les régimes autoritaires et fascistes qui tentent de résister à l’union soviétique. Ce sont principalement les « blancs » et les nationalistes mais aussi les anarchistes et les trotskystes appartenant au courant socialiste qui tenteront de résister à l’URSS

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