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L’Europe au lendemain de la grande guerre

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« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles » constate Paul Valery, dans son œuvre la Crise de l’esprit publiée en 1919. Le désarroi de P. Valery est la conséquence de la première guerre mondiale débutée le 28 juillet 1914 suite à l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand et qui prendra officiellement fin lors de l’armistice du 11 novembre 1918. La grande guerre se caractérise par une mobilisation de toutes les ressources disponibles de l’Etat et de la population amenant à une « guerre totale » qui fera près de vingt millions de victimes. Ce conflit entre puissances centrales et les forces de l’entente se déroule principalement sur le continent européen, que ce soit sur le front de l’ouest en France, sur le front de l’est à la frontière Russe, dans les Balkans ou bien dans les alpes italiennes. Ainsi, cette guerre d’une ampleur inégalée laisse une Europe meurtrie et nous amène à étudier la délicate question de l’après guerre et donc de la paix. Celle-ci sera initiée lors de l’armistice du 11 novembre 1918, en prenant comme point de référence le front de l’ouest – bien que la paix de Brest-Litovsk soit déjà un premier pas vers l’arrêt des combats – et sera définitivement conclue en 1923 lors du traité de Lausanne qui règle la question du territoire turc, notamment dans sa partie européenne.

En quoi assiste-t-on à l’établissement d’une paix incomplète en Europe dans l’immédiate après guerre ? Malgré l’arrêt officiel des combats en 1918, l’Europe vit encore au rythme de la guerre (I) et l’établissement d’une paix inique viendra diviser davantage les pays européens (II). Cette paix précaire nourrira un affrontement idéologique entre les puissances européennes (III).

I/ Le champ de ruine européen

A) Le bilan direct de la première guerre

L’Europe est un champ de ruine du fait d’une guerre de quatre ans qui se caractérise notamment par le développement de l’artillerie lourde, de l’aviation et des forces navales. L’expérience de la guerre qui est sensiblement la même partout en Europe laisse derrière elle un lourd bilan.
– Bilan humain (gueules cassées / orphelins / grippe espagnole/ classe creuses)
– Bilan matériel (destruction / chômage)
– Bilan psychologique (Shellshock ou syndrome post traumatique)

B) La persistance des combats

Si la date du 11 novembre 1918 est utilisée pour signifier la fin de la guerre, en réalité de nombreux combats persistent en Europe donnant lieu à ce que l’historien J. Horne appelle la « plus grande guerre », expression visant à prendre en compte ces affrontement directement nés du conflit.
– Le front d’orient et la guerre greco-turque
– La guerre de Pologne
– L’occupation de la Rhénanie

La fin de la guerre en 1918 renvoie historiquement à une situation complexe ou les hommes vivent encore dans le traumatisme et les destructions provoquées par la guerre ou bien dans des affrontements militaires nés de cette première guerre mondiale. La signature des traités de paix divisera l’Europe au lieu de réconcilier les antagonismes nationaux.

II) Une paix inique qui divise l’Europe

A) Les conséquences de la paix

Les traités de paix signés à l’année 1919 divisent l’Europe et n’apaisent pas les relations inter- étatiques. L’historien J. Bainville parle d’une « paix trop douce pour ce qu’elle a de dur, et de trop dure pour ce qu’elle a de doux ».
– Diktat Allemand / L’Autriche / La Hongrie
– « Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » : notion à géométrie variable et problèmes ethniques à venir
– Conséquences économiques de la paix (Keynes)

B) « Plus jamais ça ! »

Malgré cette persistance de l’affrontement et de l’esprit de revanche dans les traités imposés, se développe l’idée d’une « der des der ». En effet, le pacifisme s’enracine tout au long de la guerre et notamment lors de l’année 1917 (mutineries), mais s’exprime pleinement dans l’immédiate après-guerre par l’influence américaine.
– Le mythe de la SDN (Wilson)
– Le pacifisme porté par Briand
– Le développement du jazz, du moderne art, d’une forme de légèreté des années « folles ». // « années dorées » en G.B et en Allemagne.

L’Europe ressort divisée et affaiblie des traités de paix et les Etats-Unis échouent à mettre la « guerre hors la loi ». Cette tentative de conciliation par l’arbitre américain marque surtout le basculement progressif de l’économie monde anglaise vers les Etats Unis. Ainsi, les traités de paix nourrissent un affrontement idéologique porté d’un coté par le communisme, de l’autre l’autoritarisme belliqueux et enfin la démocratie libérale.

III) L’affrontement idéologique

A) Le repoussoir/modèle bolchévique

La révolution Russe de 1917 résonne partout en Europe et provoque un nouvel affrontement politique mais aussi révolutionnaire porté par le communisme. Cette nouvelle force politique et géopolitique qu’incarne l’URSS est un enjeu majeur pour tous les pays européens.
– La 3ème internationale
– Les tentatives de prise de pouvoir en Europe
– Le communisme de guerre sous Lénine

B) Les forces paramilitaires

La première guerre mondiale a entrainé la « brutalisation des esprits » selon l’expression de l’historien G.Mosse. Le développement de régimes autoritaires en Europe est déjà à l’œuvre sur la période 1918 – 1923 et annonce la montée du totalitarisme.
– Une société atomisée
– La fièvre des dictatures (Italie, Bulgarie, Hongrie (BelaKun) / Les tentatives manquées (Allemagne, Espagne, Autriche)
– Le cas français (Action française) et Anglais (Oswald Mosley).

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