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Du 16/07/2020 au 29/07/2020

Juillet 2020 – 2ème quinzaine

 

Démission de Christophe Girard : polémique grandissante à la mairie de Paris

C’est un slogan qui choque : “Bienvenue à Pedoland.” Jeudi 23 juillet, devant la mairie de Paris, des femmes manifestent. Une élue écologiste de la capitale figure parmi elles. “Vous ne m’entendrez pas dire que la violence se situe du côté des manifestantes, elle se situe en amont. Ce n’est pas nous qui portons le fer”, affirme Alice Coffin. Dans son viseur, Christophe Girard, adjoint à la mairie de Paris en charge de la culture. Elle l’accuse d’avoir soutenu il y a quelques années Gabriel Matzneff, un écrivain soupçonné de viol sur mineur. Jeudi, Christophe Girard a fini par démissionner. Il s’est expliqué vendredi matin en tant que conseiller de Paris. “Il n’y a rien dans cette affaire, donc il n’y a rien à dire”, précise le conseiller PS. Christophe Girard est un proche de la maire de Paris. Il a reçu une ovation. Alice Coffin, se met alors à crier : “La honte !” Pour Anne Hidalgo, les propos de ses alliés écologistes sont inacceptables.

Cette situation illustre bien le climat de méfiance qui règne au sein de la majorité municipale parisienne. Et l’affaire n’est pas près d’être close puisque Mediapart nous apprend que l’ancien adjoint à la Culture d’Anne Hidalgo n’aurait pas uniquement démissionné à cause de la mobilisation d’élues écologistes et féministes, mais aussi en raison de la découverte de notes de frais de repas partagés avec Matzneff. Une charge supplémentaire contre l’ancien adjoint qui entache un peu plus le début de nouveau mandat de l’élue socialiste, qui s’est de nouveau empressée de lui apporter son soutien.

 

Climat : les premières recommandations de la Convention citoyenne pour le climat vont être adoptées

Des propositions de la Convention citoyenne pour le climat vont prendre vie. Lundi 27 juillet, le gouvernement a annoncé lundi de premières mesures « réglementaires » inspirées des propositions des 150 citoyens à l’issue du Conseil de défense écologique présidé par Emmanuel Macron, mais jugées timorées par les écologistes et des ONG. Ce conseil, en présence notamment de la nouvelle ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et de la secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba, nommée dimanche soir, s’est penché en particulier sur le secteur du bâtiment, l’artificialisation des sols et les aires protégées, tandis qu’un moratoire sur les centres commerciaux attendra des dispositions législatives.

Les 150 citoyens de la Convention ont proposé 149 mesures visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre de la France, dont 146 ont été retenues par le président Emmanuel Macron, sur des sujets très variés. En particulier, ils réclament un moratoire sur les nouvelles zones commerciales en périphérie des villes, demande reprise à son compte par Emmanuel Macron. « Avant la coupure estivale, nous enverrons une circulaire aux préfets pour leur demander de veiller scrupuleusement à cette question d’artificialisation dans les dossiers d’autorisation commerciale. Sur tous les nouveaux projets susceptibles de détruire des terres agricoles ou des espaces naturels, ils saisiront la commission nationale d’aménagement commercial », explique la ministre. Cette mesure permettra de geler les nouveaux projets en attendant l’adoption de mesures législatives en 2021, a précisé le ministère. Autre décision, le gouvernement va interdire les terrasses chauffées après l’hiver prochain, comme l’a demandé la convention citoyenne. En revanche, le Conseil ne se prononcera pas sur la limitation à 30 kilomètres-heure dans les agglomérations ou l’augmentation du bonus écologique pour les véhicules qui émettent peu de CO2, réclamé par la Convention, car la ministre préfère organiser d’abord des concertations avec les élus, qui démarreront dès mercredi. Le gouvernement devrait ensuite présenter un projet de loi pour d’autres mesures en « septembre-octobre », afin que « le texte puisse être examiné en séance au début de l’année 2021 », a précisé Marc Fesneau, ministre délégué chargé des relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne.

 

Remaniement : les 11 secrétaires d’État présentés

Le gouvernement de Jean Castex est enfin au complet après la nomination de onze secrétaires d’Etat, dont 6 nouvelles personnalités, annoncée dimanche par l’Elysée. Parmi ces nouveaux entrants, le conseiller de l’Elysée Clément Beaune (affaires européennes) et les députés Bérangère Abba (biodiversité), Nathalie Elimas (Education prioritaire), Sarah El Hairy (Jeunesse et engagement), Olivia Grégoire (Economie sociale, solidaire et responsable) et Joël Giraud (ruralité). Les secrétaires d’Etat reconduits sont Sophie Cluzel (Personnes handicapées), Jean-Baptiste Lemoyne (Tourisme, Français de l’étranger et francophone), Cédric O (Transition numérique et communautés électroniques), Laurent Pietraszewski (Retraites et santé au travail) et Adrien Taquet (Enfance et familles). Il aura donc fallu attendre pratiquement trois semaines pour que le gouvernement soit complété. Il compte au final 16 ministres, 14 ministres délégués et 12 secrétaires d’Etat (un seul, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, avait été nommé dès le 6 juillet), soit un total de 42 membres. La parité est respectée, et même un peu mieux, puisqu’en comptant Jean Castex, il y a 21 hommes et 22 femmes dans ce gouvernement.

 

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Colombes : le maire EELV crée la polémique en associant forces de l’ordre et police de Vichy

Le discours a vivement fait réagir. Le 19 juillet dernier, à l’occasion d’une commémoration de la rafle du Vél’d’Hiv, le nouveau maire EELV de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, a comparé les forces de l’ordre d’aujourd’hui avec l’ancienne police du régime de Vichy. « Les policiers gendarmes français qui ont obéi aux ordres de leurs supérieurs en mettant en œuvre la rafle du Vél’d’Hiv, et d’autres rafles encore après et ailleurs, sont les ancêtres de ceux qui aujourd’hui, avec le même zèle, traquent les migrants, les sans-papiers, les déboutés des droits humains, ces êtres vivants qui essaient de survivre dans le dénuement, seuls ou en famille », a déclaré Patrick Chaimovitch devant des administrés. Des propos qu’il a maintenus dans un message partagé sur Twitter le 20 juillet, évoquant un « moment émouvant » au cours duquel il a, d’une part, « tenu à faire le lien entre la rafle du Vél’d’Hiv et, d’autre part, tous les génocides avant et après le nazisme ; les migrants pourchassés partout en Europe parce qu’ils sont différents ».

Dimanche, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin est monté au créneau, en indiquant sur Twitter qu’il déposerait une plainte contre le maire EELV si « les propos scandaleux et insupportables envers la police et la gendarmerie de la République sont confirmés ».

Dans un communiqué adressé à l’Agence France-Presse, Patrick Chaimovitch dit « regretter que [s]on propos ait pu porter à confusion » et rappelle son « soutien aux policiers et aux gendarmes qui exercent la lourde responsabilité républicaine de sécurité dans des conditions extrêmement difficiles ».

« Il n’y a pour moi aucune comparaison possible entre police et gendarmerie d’un État démocratique d’une part, et police et gendarmerie de l’État pétainiste d’autre part », insiste le maire, réfutant tout parallèle entre « le sort des migrants » et celui « des juifs promis à l’extermination ».

 

Incendie dans la cathédrale de Nantes : L’auteur présumé avait lancé « des cris de détresse » dans un mail

Il est passé aux aveux samedi, avant d’être écroué. L’homme de 39 ans soupçonné d’être à l’origine de l’incendie qui a touché la cathédrale de Nantes (Loire-Atlantique) a reconnu avoir allumé les trois feux. Originaire du Rwanda, ce bénévole du diocèse avait été placé en garde à vue peu de temps après le drame. Relâché, il a de nouveau été entendu ce week-end et il a tout avoué.

« Il y a une sorte de soulagement, c’est quelqu’un qui est apeuré, il est en quelque sorte dépassé », avait déclaré dimanche Me Quentin Chabert à la presse. Mais pourquoi un homme d’Église s’en est-il pris à un édifice emblématique ? La réponse se trouve peut-être dans un mail adressé par l’intéressé au diocèse quelques heures avant l’incendie.

Dans ce courriel, que Le Monde a pu se procurer, le bénévole évoque « des cris de détresse » lancés au diocèse et aux autorités administratives. Arrivé en France il y a quelques années, ce Rwandais faisait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français, selon le procureur de la République, interrogé par Ouest-France. Souffrant de problèmes de santé, l’homme souhaitait rester en France. Dans son e-mail, le bénévole évoque « des problèmes personnels » et écrit sa « rancœur auprès de différentes personnalités qui ne l’avaient pas assez soutenu, à ses yeux, dans ses démarches administratives ».

Interrogé à ce sujet, son avocat avait préféré ne pas s’étendre, évoquant « une complexité du dossier » et craignant des commentaires haineux, notamment de la part « de la fachosphère ». Plusieurs élus de droite et d’extrême droite se sont exprimés sur les réseaux sociaux ce week-end, dénonçant la situation. Présenté à un juge, le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire pour « destructions et dégradations par incendie ». Il encourt pour cette infraction « une peine de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende », a précisé le procureur Pierre Sennés.

 

Darmanin traité de “sale violeur” lors des cérémonies pour le père Hamel

“Sale violeur! Darmanin, violeur! Sale violeur!”, ont été proférés par un ou plusieurs individus alors que le ministre de l’Intérieur était au pupitre pour prononcer un discours d’hommage, à l’extérieur de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Les personnes qui “ont interpellé le ministre ont été exfiltrées”, selon la préfecture de Seine-Maritime.

“Onze personnes ont été interpellées et auditionnées, quatre sont en garde à vue pour outrage, et toutes sont verbalisées pour manifestation interdite”, a-t-on précisé de même source.Selon la préfecture, “même s’il y avait une interdiction de manifester, le secteur était ouvert au public”.Les personnes interpellées sont “connues pour leur appartenance à la mouvance gilets jaunes et ultra gauche”, et les mots proférés ne sont pas le fait de féministes, selon la même source.La préfecture a jugé “scandaleuse” une telle initiative lors d’une cérémonie de recueillement.Depuis sa nomination à l’Intérieur, Gérald Darmanin doit faire face à une polémique autour d’une accusation de viol qui, loin de s’étioler, le fragilise et oblige gouvernement et majorité à le soutenir en bloc, parfois de manière embarrassée. Il fait l’objet depuis 2017 d’une plainte d’une femme qui l’avait sollicité en 2009 pour tenter de faire annuler une condamnation. Pour M. Darmanin, il s’agissait au contraire d’une relation librement consentie. Classée sans suite dans un premier temps, la procédure a été relancée par la cour d’appel de Paris qui a demandé début juin de nouvelles investigations.

 

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Nouveau record du nombre de demandeurs d’emploi en juin

La crise économique déclenchée par l’épidémie de Covid-19 sort tellement de l’ordinaire qu’elle rend malaisée l’interprétation des chiffres. En juin, le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité (catégorie A) a diminué, sur l’ensemble du territoire (outre-mer compris), de près de 205 000, selon les données diffusées, lundi 27 juillet, par Pôle emploi et par la Dares – la direction du ministère du travail chargée des études. Mais ces tendances, positives de prime abord, sont contrebalancées par d’autres indicateurs qui démontrent que le marché du travail se trouve toujours en état de choc. D’abord, les effectifs de la catégorie A demeurent considérables, à 4,22 millions en juin (4,407 millions si on raisonne en moyenne pour l’ensemble du second semestre). Jamais, au cours du quart de siècle écoulé, la barre des 4 millions d’inscrits n’avait été franchie, ce qui met en lumière l’ampleur des dégâts causés par la récession en cours. Surtout, le nombre d’individus à la recherche d’un poste tout en ayant travaillé (catégories B et C) a continué d’augmenter vigoureusement en juin (+ 13,9 %), soit une progression presque aussi soutenue qu’en mai (+ 14,2 %). Au total, les rangs des demandeurs d’emploi, en activité ou non (catégories A, B et C), s’étoffent encore, mais à un rythme moins rapide qu’avant : + 31 500 en juin, contre + 61 000 un mois plus tôt et + 209 000 en avril. Ils atteignent désormais 6,157 millions (6,115 millions en moyenne, de début avril à fin juin). Soit un record depuis 1996. Ces résultats « ne constituent pas une surprise, commente Eric Heyer, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Une partie des personnes, jusqu’alors comptabilisées dans la catégorie A, ont retrouvé une activité, mais plus ou moins durable, si bien qu’elles ont préféré rester inscrites à Pôle emploi, dans les catégories B et C de l’opérateur public – celles des demandeurs d’emploi ayant travaillé ».

 

UE : les 27 approuvent le plan de relance économique de 750 milliards d’euros

Comme le précise Charles Michel, le président du Conseil européen, dans un communiqué de presse du mardi 21 juillet 2020(nouvelle fenêtre), cet accord prévoit de mobiliser 750 milliards d’euros dans le cadre d’un plan de relance solidaire destiné à soutenir les économies européennes. Le président du Conseil confirme également le soutien des 27 pays de l’Union au budget pluriannuel de l’UE (2021-2027) à hauteur d’un peu plus de 1 074 milliards d’euros (politique de cohésion, politique agricole commune…).

D’après les conclusions du sommet européen qui s’est déroulé du 17 au 21 juillet 2020(nouvelle fenêtre), ce fonds de relance sera financé par un emprunt effectué par la Commission européenne. Et pour faciliter ensuite le remboursement de cet emprunt en commun, l’UE se dotera de nouvelles ressources (taxe sur le plastique non recyclé, mécanisme carbone aux frontières de l’UE concernant les produits importés qui ont été fabriqués selon des dispositifs très polluants, redevance numérique…). Sur ce montant de 750 milliards d’euros mobilisés(nouvelle fenêtre) pour financer en partie les programmes nationaux de relance, 390 milliards d’euros de subventions seront attribués aux pays les plus touchés durant la pandémie. Le reste le sera par le biais de prêts qui devront donc être remboursés par chaque pays bénéficiaire. Toutefois, les programmes nationaux de relance devront être évalués par la Commission européenne et validés ensuite à la majorité qualifiée des 27.

Par ailleurs, les conclusions du sommet mettent en place un dispositif de conditionnalité sur l’obtention de financements européens en cas de manquements par les États membres au respect de l’État de droit. Le budget pluriannuel et le fonds de relance devront être aussi en phase avec l’objectif de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) en 2030 et avec l’objectif de neutralité climatique en 2050.Enfin, certains États membres (Pays-Bas, Suède…) considérant leur contribution au budget disproportionnée ont obtenu une hausse de leurs rabais au budget européen.

 

Coronavirus : les tests renforcés dans les aéroports

Face au virus, la France renforce ses mesures de protection. C’est le Premier ministre lui-même qui est venu sur le terrain. A l’aéroport de Roissy (Val-d’Oise), Jean Castex et les ministres des Transports et de la Santé étaient présents. Ils ont annoncé la mise en place de tests désormais obligatoires. Des tests pour les voyageurs en provenance des 16 pays les plus contaminés : Etats-Unis, Brésil, Panama, Pérou, Algérie, Afrique du Sud, Madagascar, Inde, Turquie, Serbie et certains pays du Golfe. Dès le 1er août, leurs citoyens ou les Français qui y résident devront monter un résultat négatif pour entrer sur le territoire français. A défaut, ils seront testés sur place. “Dans ces pays, il n’existe pas de stratégie de dépistage, l’accès au test y est difficile. Nous avons donc décidé de généraliser les tests à l’arrivée.” Ceux dont le test est positif seront placés en quatorzaine. La prise de température sera généralisée à tous les passagers grâce à une caméra thermique.

 

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Le Hezbollah et Israël flirtent avec la guerre

L’État hébreu était déjà sur le qui-vive en prévision d’une attaque du Hezbollah à sa frontière septentrionale. Celle-ci a finalement eu lieu ce lundi sous la forme d’une tentative d’intrusion en territoire israélien d’un commando libanais. Des combattants islamistes munis de fusils ont « pénétré quelques mètres au-delà de la Ligne bleue », avant d’être pris pour cible par des soldats de Tsahal, a annoncé l’armée israélienne dans l’après-midi. « Nous avons pu déjouer avec succès une tentative d’infiltration d’une cellule terroriste en Israël », a précisé le porte-parole de l’armée israélienne, Jonathan Conricus, ajoutant avoir obtenu « une confirmation visuelle selon laquelle les terroristes sont retournés au Liban ». D’après Tsahal, les échanges de tirs n’ont pas fait de blessés du côté israélien. Dans un communiqué publié lundi soir, le mouvement islamiste a démenti toute implication dans les combats avec Israël. « Jusqu’à maintenant, la résistance islamique n’a pris part à aucun accrochage, n’a pas ouvert le feu durant les événements du jour », a assuré le parti chiite, qui n’a dénombré aucune victime. Pourtant, une source libanaise, interrogée plus tôt par l’agence de presse Reuters, a indiqué que le Hezbollah avait tiré un missile guidé contre un char israélien situé dans le secteur des fermes de Chebaa. Selon la chaîne libanaise Al Mayadeen, proche du mouvement islamiste, il s’agissait d’un missile antichar russe de type Kornet. Tsahal, de son côté, dément avoir été ciblé par une telle attaque.

 

Mali : IBK charge un cabinet restreint de former un gouvernement d’union nationale

C’est la réponse donnée par le président IBK à l’appel à l’« union sacrée » lancée par les 15 présidents de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) réunis en visioconférence ce lundi 27 juillet. Le chef de l’État malien a donc annoncé, dans un décret, la constitution immédiate, autour du Premier ministre Boubou Cissé, d’une « équipe ministérielle restreinte dont la mission est de négocier » la « formation d’un gouvernement d’union nationale à même de contribuer à l’apaisement de la situation ». Plusieurs poids lourds de la précédente équipe, qui avait démissionné après les législatives de mars-avril, conservent leurs postes : Tiébilé Dramé à la tête de la diplomatie, le général Ibrahima Dahirou Dembélé à la Défense ou encore Boubacar Alpha Bah à l’Administration territoriale. Les chefs d’État régionaux, qui craignent une déstabilisation du Mali, l’épicentre de la menace djihadiste au Sahel, ont en fait avalisé les efforts des médiateurs de la Cedeao, selon son président en exercice, le Nigérien Mahamadou Issoufou. Mais ils sont allés plus loin en évoquant pour la première fois un « régime de sanctions » contre ceux qui feront « des actes contraires à la normalisation », a affirmé le chef de l’État nigérien à la fin du sommet virtuel, qui a duré environ trois heures. En outre, ils ont insisté pour que les mesures prônées soient mises en œuvre « au plus tard » vendredi 31 juillet. Les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont accentué cette pression en exhortant toutes les parties à « suivre ces recommandations sans délai », après avoir exprimé leur « profonde préoccupation ». « L’union sacrée » est indispensable pour éviter un effondrement de l’État aux conséquences imprévisibles jusque dans les pays voisins comme le Niger et le Burkina Faso, également théâtres d’attentats djihadistes meurtriers.

 

La Chine investit le consulat des USA à Chengdu après sa fermeture

Chengdu contre Houston: les Américains ont eu trois jours pour évacuer leur consulat, de même qu’ils avaient donné trois jours la semaine dernière aux Chinois pour quitter leur mission diplomatique dans la métropole texane. Symboliquement, la bannière étoilée a été descendue à l’aube à l’intérieur du complexe consulaire de Chengdu, une cité géante de 16,5 millions d’habitants. Une vidéo publiée par l’ambassade des Etats-Unis en Chine montre des membres du corps d’élite des Marines plier soigneusement le drapeau puis le confier solennellement au consul Jim Mullinax, l’air grave aux côtés de son personnel. Le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé la fermeture du consulat à 10H00 (02H00 GMT) et indiqué que la Chine avait ensuite “pris possession” du bâtiment. Pékin avait pourtant protesté après l’entrée vendredi d’agents américains dans son consulat de Houston après le départ des fonctionnaires chinois. Ce bâtiment est “une propriété nationale de la Chine”, avait indiqué la diplomatie chinoise, se référant à la convention de Vienne sur les relations consulaires. A Chengdu, six fonctionnaires chinois sont entrés dans le bâtiment après le départ des Américains, selon les images d’un média officiel.Une toile a été apposée sur un mur à l’extérieur de l’enceinte diplomatique pour cacher l’inscription “Consulat général des Etats-Unis d’Amérique”.

 

Coronavirus en Arabie Saoudite : Le grand pèlerinage de La Mecque a commencé, avec des mesures sanitaires strictes

 Les quelques pèlerins musulmans qui ont été sélectionnés pour le hajj commencent le grand pèlerinage de La Mecque. Mais l’Arabie saoudite a dû composer avec la pandémie de coronavirus, imposant aux fidèles des restrictions pour limiter le risque de contaminations. Cette année, entre 1.000 et 10.000 pèlerins résidant dans le royaume doivent participer au hajj, selon les responsables et les médias saoudiens. C’est une infime fraction des 2,5 millions de personnes ayant accompli ce rituel en 2019. Il s’agit de l’un des cinq piliers de l’islam que tout fidèle est censé accomplir au moins une fois dans sa vie, s’il en a les moyens. Les pèlerins ont été soumis à des contrôles de santé et placés en quarantaine à leur arrivée à La Mecque. Leurs bagages ont été désinfectés, selon des images des médias officiels. Des équipes d’ouvriers se sont employées à nettoyer et à désinfecter les alentours de la Kaaba, construction cubique au cœur de la Grande mosquée de La Mecque vers laquelle se tournent les fidèles du monde entier pour prier.

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Madi 30 août 2022 à 18h