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16/10/2020 - 31/10/2020

Octobre 2020 – Deuxième quinzaine

Covid-19 : reconfinement de la France à compter du 30 octobre 2020

Après la mise en place du couvre-feu dans de nombreux départements, l’annonce du reconfinement général était attendue sans trop de surprise. Ainsi, depuis vendredi 30 octobre 2020, la France est reconfinée. Des adaptations sont prévues pour les départements et territoires d’outre-mer.

Ainsi, les réunions privées (sauf en sein de la cellule familiale), les rassemblements publics et les déplacements entre régions sont exclus depuis cette date. Les commerces définis comme non essentiels, les établissements recevant du public (bars, restaurants, cinémas, etc.) sont fermés. Mais ce nouveau confinement est plus souple que celui du printemps afin de préserver notre économie et limiter les effets de la crise. Ainsi, les établissements scolaires et les crèches restent ouverts.

Emmanuel Macron a annoncé la généralisation du télétravail. Jean Castex, lors de son discours devant l’Assemblée nationale, jeudi 29 novembre, a précisé que le télétravail doit être le plus massif possible. « Dans le secteur privé, toutes les fonctions qui peuvent être télétravaillées doivent l’être 5 jours sur 5 ». Pour les emplois où le télétravail ne peut pas être mis en place et dont l’activité est autorisée, des attestations dérogatoires permettent la poursuite de celle-ci.

Jeudi soir, le Président de la République a annoncé également que les petites entreprises fermées administrativement bénéficieraient d’une prise en charge jusqu’à 10 000 euros par mois de leurs pertes en chiffres d’affaires. Les salariés qui ne peuvent pas travailler bénéficient du dispositif de l’activité partielle qui doit une nouvelle fois être modifié. Suite à ces annonces présidentielles, des précisions ont été apportées par le Gouvernement, jeudi 29 en fin de journée, lors d’une conférence de presse.

Source : Service Public

 

Hommage national à Samuel Paty

Des dizaines de milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Paris place de la République, et dans plusieurs métropoles françaises, pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur décapité ce vendredi 16 octobre. Mais pas seulement, les expatriés ont aussi exprimé leur solidarité. Théâtre de la manifestation historique qui avait suivi les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher le 11 janvier 2015, la place de la République à Paris s’est remplie en début d’après-midi de milliers de manifestants, enseignants, élus et anonymes venus défendre la liberté d’expression, dire non à « l’obscurantisme » et chanter la Marseillaise. Le premier ministre Jean Castex est apparu dans le cortège parisien. À ses côtés, son ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer et sa collègue déléguée à la Citoyenneté Marlène Schiappa « en soutien aux professeurs, à la laïcité à la liberté d’expression et contre l’islamisme ». Les patrons de La République en marche, Stanislas Guerini, de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, du Parti socialiste, Olivier Faure, et d’Europe-Écologie-Les Verts, Julien Bayou, ont eux aussi prévu de joindre le cortège à la tête de leurs troupes. À Lyon, la place Bellecour, l’une des plus grandes du pays, était elle aussi noire de 6000 personnes selon la préfecture, réunies face à la statue de l’Homme de Pierre, symbole de la Résistance, un autocollant « je suis enseignant » au revers de leur veste ou une rose à la main. Quelque 300 personnes se sont également rassemblées à la mi-journée à Nice. « Tout le monde est en danger aujourd’hui, il y a eu d’autres attentats déjà qui visaient un journal ou tout simplement des citoyens comme ici à Nice, et maintenant il faut que ça change », a estimé Valentine Mule, 18 ans, étudiante en première année de droit à Nice.

Source : Le Point

 

Caricatures: face à la colère du monde arabe, Emmanuel Macron tente de calmer les esprits

Circonscrire le feu qui couve. Emmanuel Macron s’est adressé samedi via la chaîne qatarienne Al-Jazeera à l’opinion publique arabe pour tenter de désamorcer la colère d’une partie du monde islamique après ses propos sur la liberté de blasphémer. Au cours d’une interview fleuve, le président français a dit comprendre que des musulmans puissent être choqués par les caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo mais que celles-ci ne justifiaient en rien la violence. Il intervenait au lendemain de manifestations antifrançaises notamment au Pakistan, au Bangladesh et sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem.

Source : Le Figaro

 

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Assassinat de Samuel Paty : 27 interpellations, de nouvelles mesures annoncées

Une semaine après l’assassinat de Samuel Paty, enseignant de 47 ans du collège de Conflans-Sainte-Honorine, le Premier ministre a pris la parole à l’issue du Conseil restreint de défense et de sécurité nationale. Le professeur avait montré des caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression et suscité une polémique chez certains parents d’élèves mobilisés sur les réseaux sociaux. Vendredi 23 octobre, Jean Castex a ainsi annoncé que 27 interpellations avaient été réalisées suite à des signalements sur la plateforme Pharos, un des principaux outils du gouvernement contre la radicalisation en ligne. “123 visites domiciliaires ont été décidées et 56 d’ores et déjà réalisées”, a par ailleurs précisé le chef du gouvernement, rappelant également la dissolution du collectif Cheikh Yassine et la fermeture de la mosquée de Pantin. “D’autres dissolutions et fermetures interviendront dans les prochains jours”, a ajouté Jean Castex. Le Premier ministre a également fait part de nouvelles mesures destinées à “parachever” le projet de loi sur les séparatismes. La première consiste à pénaliser “ceux qui font pression sur les fonctionnaires et agents publics par des propos ou des comportements comme cela s’est produit à Conflans-Saint-Honorine”, a précisé Jean Castex. La deuxième envisage de “sanctionner ceux qui mettent en ligne des informations personnelles mettant en danger la vie d’autrui”. Enfin, le Premier ministre a indiqué que la surveillance sur les réseaux sociaux allait être intensifiée en ce qui concerne la “haine en ligne”. “Le travail se poursuit sans relâche et l’ensemble du gouvernement est mobilisé”, a déclaré Jean Castex.

Source : BFM TV

 

Attaque terroriste au couteau à Nice : ce que l’on sait

Quelques jours après l’attentat contre Samuel Paty , professeur d’histoire-géographie assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet aux élèves d’une de ses classes – l’effroi, à nouveau. Trois personnes ont été tuées jeudi matin en plein coeur de Nice lors d’une attaque au couteau. Voici ce que l’on sait de cet attentat. A 08H29, l’auteur des faits « entre dans la basilique et y restera un peu moins d’une demi-heure, période durant laquelle il s’attaque à trois victimes », a relaté le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard lors d’une conférence de presse jeudi soir à Nice. A 08h54, une des victimes, qui succombera peu après à ses blessures, s’enfuit par le côté gauche de l’édifice. C’est alors que la police municipale, alertée par un témoin, intervient et se retrouve face au tueur dans le couloir de cette entrée latérale de l’église. « Cet homme s’était avancé vers eux de manière menaçante en criant ‘Allah Akbar’, les contraignant alors à faire usage d’abord d’un pistolet à impulsions électriques puis en faisant feu à plusieurs reprises avec leur arme de service », a rapporté Jean-François Ricard. Quatorze étuis de balles seront retrouvés au sol. Le suspect, grièvement blessé, est transporté à l’hôpital. « Son pronostic vital reste actuellement engagé », a précisé le magistrat. Arrivé à Nice en début d’après-midi, le président Emmanuel Macron a adressé le « soutien de la nation tout entière aux catholiques » : « après l’assassinat du père Hamel à l’été 2016, c’est une nouvelle fois les catholiques qui sont attaqués dans notre pays, menacés », a ajouté le chef de l’Etat, en affirmant que « la nation tout entière se tient à leurs côtés et se tiendra pour que la religion puisse continuer de s’exercer librement dans notre pays ».

Source : Les Échos

 

Agression d’un prêtre orthodoxe à Lyon : levée de la garde à vue de l’homme interpellé samedi

Alors que la France est placée en plan Vigipirate « urgence attentat » et sous confinement, des coups de feu ont été tirés ce samedi après-midi devant un édifice religieux. Deux jours après la tuerie à la basilique Notre-Dame-de-l’Assomption à Nice (Alpes-Maritimes), un homme a ouvert le feu vers 16 heures devant une église orthodoxe du VIIe arrondissement de Lyon, indiquent des sources policières au Parisien/Aujourd’hui en France.

L’auteur, qui a fait usage d’un fusil de chasse à canon scié, a tiré sur un prêtre de nationalité grecque qui fermait l’édifice avant de prendre la fuite. Il est activement recherché. Attaque terroriste, contentieux personnel : ses motivations restent inconnues. Un individu, sans domicile fixe, dont le profil pouvait correspondre aux signalements des premiers témoins, a été placé en garde à vue ce samedi en début de soirée. Reste à savoir si son profil correspond à celui recherché par les enquêteurs. Le parquet de Lyon précise notamment que l’individu n’était pas porteur d’une arme au moment de son interpellation.

Source : Le Parisien

 

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Économie : L’exécutif face à un deuxième confinement plus compliqué que le premier

Un deuxième confinement beaucoup plus délicat que le premier. Depuis l’annonce du reconfinement par Emmanuel Macron mercredi dernier et sa mise en place vendredi, un vent de fronde s’est levé chez les commerçants concernés par la fermeture de leurs magasins. Certains élus locaux ont embrayé. Venue des libraires, la fronde s’est élargie au cours du week-end à l’ensemble du commerce de détail, obligeant l’exécutif à monter au créneau pour circonscrire l’incendie. Dimanche, le Premier ministre a reçu les fédérations professionnelles des petits commerçants ainsi que leurs associations. Invité au « 20 Heures » de TF1, il a annoncé l’interdiction pour les grandes surfaces de vendre autre chose que les produits de première nécessité, afin de les loger à la même enseigne que le petit commerce. La ligne de crête – ou le « juste équilibre » comme l’a appelé Emmanuel Macron – entre la santé et l’économie est particulièrement étroite. Ce contexte sanitaire de plus en plus tendu ne concerne pas que la France, puisque de nombreux pays d’Europe comme le Royaume-Uni ou l’Autriche sont repartis vers le confinement, avec des conditions plus ou moins strictes épidémique et du confinement sur les budgets des ménages les plus modestes. La fronde des commerçants s’est étendue à certains élus locaux qui leur ont apporté leur soutien. Dans certaines villes comme Perpignan, Brive, Beaune, Valence, ou encore Béziers, les élus ont pris des arrêtés autorisant la réouverture des commerces de détail. La fermeture des petits commerces non essentiels est « déloyale, inadmissible et scandaleuse », a dénoncé le maire de Béziers, Robert Ménard, dont l’arrêté autorisant l’ouverture des commerces concernés a immédiatement été attaqué par la préfecture de l’Hérault. A l’heure où les perspectives de la Covid-19 s’annoncent déjà particulièrement sombres pour le mois de novembre, le succès du reconfinement est crucial pour faire décroître l’épidémie, mais il dépend de la mobilisation des Français. L’Elysée, où on rappelle que ce reconfinement est suivi « scrupuleusement » par la majorité d’entre eux, suit le sujet du petit commerce de très près, voulant éviter le scénario du pire, celui d’une fronde faisant tache d’huile. Après un week-end marqué par les retours des vacances scolaires, le reconfinement va véritablement redémarrer à partir de lundi, via notamment le recours massif au télétravail.

Source : Les Échos

 

Covid-19 : le Conseil scientifique prévoit de «nombreux mois avec une situation extrêmement difficile»

Dans son avis du 26 octobre publié vendredi soir, le Conseil scientifique livre sa vision de l’avenir. Clairement, cela ne fait pas plaisir à lire, mais l’organisation ayant déjà correctement prédit la deuxième vague, ses avis sont à prendre au sérieux. Voici les principaux points à retenir sur la dynamique épidémique à attendre et les éléments à mettre en place pour y faire face. Bien que l’autocritique ne soit pas la grande force du gouvernement, le Conseil scientifique lui recommande pourtant de «tirer des leçons du relatif échec de la stratégie “Tester-Tracer-Isoler” durant la période de mai à septembre 2020». En effet, repérer tôt les cas et les isoler avec succès est la seule méthode pour «un contrôle de la circulation virale comme cela a été montré dans un petit nombre de pays d’Asie du Sud Est». Les scientifiques appellent donc à une augmentation des «effectifs humains» dédiés et à «la mise en place de l’application “Tous Anticovid” sur une large fraction de la population». Le conseil recommande que les tests antigéniques puissent être réalisés de façon large en dehors des laboratoires de biologie.

La prédiction de la durée de la deuxième vague n’est pas aisée, puisque cela dépend des mesures prises, de leur respect ou non par leur plus grand nombre mais aussi du climat. Ceci dit, l’hypothèse retenue par le Conseil est celle «d’une sortie de deuxième vague en fin d’année ou début d’année 2021». Ce déconfinement ne sera pas comme le précédent, puisqu’il se déroulera en hiver. Les scientifiques s’attendent donc à «des vagues successives de recrudescence jusqu’à l’arrivée des premiers vaccins  et/ou traitements prophylactiques» attendus pour le deuxième trimestre 2021. Face à cela, deux stratégies sont envisagées. L’une consiste à alterner des périodes de restrictions avec des périodes de laisser-aller. L’autre essaie de maintenir un contrôle de la circulation du virus à un taux bas. Cette «stratégie de suppression de la circulation virale comme l’ont effectué plusieurs pays d’Asie, le Danemark, la Finlande et l’Allemagne […] implique des mesures  fortes et  précoces à chaque reprise épidémique».

Source : Libération

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Turquie : pourquoi Erdogan attaque Macron

“Quel est le problème de cette personne qui s’appelle Macron avec les musulmans et l’islam? demandait le président turc dans une allocution télévisée samedi. Macron a besoin d’aller faire des examens de santé mentale”. La réponse de la France n’a pas traîné : Paris a aussitôt rappelé son ambassadeur à Ankara, ce qui n’était plus arrivé depuis 1901. Le président turc a, depuis, appelé au boycott des produits français et dénoncé “une campagne de lynchage” contre les musulmans. Une énième controverse qui braque à nouveau l’attention sur la Turquie, après la reconversion de la basilique Sainte-Sophie en mosquée, l’envoi de navires turcs dans les eaux grecs et chypriotes, ou le soutien d’Ankara aux mercenaires syriens dans le Haut-Karabakh. “Tout cela correspond à la volonté du pouvoir d’orienter l’attention du public vers des éléments extérieurs, pour que l’économique ne se retrouve pas sur le devant de la scène”, explique Yohanan Benhaim, spécialiste de la politique étrangère turque et membre associé au Centre d’études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (Cetobac).

Source : Le Journal du Dimanche

 

A J-2, Trump dans cinq Etats clefs, Biden en Pennsylvanie

A 11H00 dans le Michigan, 14H00 dans l’Iowa, 17H00 en Caroline du Nord, 20H00 en Géorgie, 23H00 en Floride… le programme de Donald Trump dimanche a tout du marathon de campagne.A 74 ans, un mois après son infection au Covid-19 et des centaines de réunions devant ses partisans, le président républicain ne montre aucun signe de fatigue, bien au contraire. Lundi, il aura également cinq meetings, dans quatre Etats. En face, le démocrate Joe Biden, croyant et pratiquant, sera dimanche en Pennsylvanie, entouré de responsables religieux, pour mobiliser les électeurs de cet autre Etat-pivot. Donald Trump avait remporté cet ancien bastion industriel, susceptible de décider du sort de l’élection, sur le fil en 2016 face à Hillary Clinton, et y a tenu quatre meetings samedi. En ce dernier dimanche avant l’élection, Joe Biden espère aussi convaincre les catholiques qui avaient voté Trump en 2016. “Ma foi a été une source de réconfort incommensurable dans les moments de deuil et une inspiration quotidienne pour lutter contre les abus de pouvoir sous toutes leurs formes”, a-t-il dit sur Twitter. Comme Donald Trump et Joe Biden, plus de 93 millions d’Américains ont déjà voté à la présidentielle, sur les plus de 230 millions d’électeurs américains.  “Trump a fait plus pour ce pays que n’importe quel président. Il a tenu ses promesses”, a estimé auprès de l’AFP Jeff Close, un de ses partisans. Entouré de marées de casquettes rouges qui scandent “quatre ans de plus, quatre ans de plus”, le président occupe le terrain et se plaît à minimiser la gravité du Covid-19, alors même que le nombre d’infections dans le pays continue de battre des records. A l’opposé de son adversaire, Joe Biden respecte scrupuleusement les gestes barrières et mesures de précaution, au point d’être accusé par l’équipe Trump, qui relaie des interrogations sur sa forme physique et mentale, de se “cacher dans son sous-sol”. L’épidémiologiste renommé Anthony Fauci a critiqué dans une interview au Washington Post la stratégie du gouvernement Trump pour gérer la résurgence du coronavirus, ce qui lui a valu une contre-attaque dimanche de la Maison Blanche, qui l’accuse de vouloir fragiliser le président-candidat. “Il va y avoir de la pagaille dans notre pays”, a prédit Donald Trump samedi. Et le président n’a pas rassuré en refusant à plusieurs reprises de dire clairement s’il céderait pacifiquement le pouvoir en cas de défaite le 3 novembre. L’équipe de campagne de Joe Biden a en tout cas annoncé qu’il s’adresserait “à la nation” le soir de l’élection, ce qu’Hillary Clinton n’avait pas fait lors de sa défaite, il y a 4 ans. M. Biden a bénéficié samedi du soutien de Barack Obama, venu partager avec lui les estrades de campagne. CNN a aussi révélé samedi que plusieurs responsables de la Maison Blanche collaboraient bien depuis des mois, comme le veut la tradition, avec l’équipe Biden pour préparer une éventuelle passation de pouvoirs.

Source : AFP

 

Syrie: au moins 78 rebelles pro-turcs tués dans des bombardements «russes» à Idleb

Au moins 78 combattants rebelles syriens affiliés à Ankara ont été tués lundi dans des raids aériens «russes» contre un camp d’entraînement dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Source : RTL

 

Karabakh: la Russie prête à aider Erevan si les combats s’étendent au territoire arménien

La Russie s’est déclarée samedi prête à fournir l’assistance “nécessaire” à l’Arménie, en conflit avec l’Azerbaïdjan dans la région sécessionniste du Nagorny-Karabakh, si les combats s’étendent au territoire arménien. L’annonce de Moscou, qui a renouvelé son appel à un cessez-le-feu, est intervenue après que le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a demandé au président Vladimir Poutine d’entamer des consultations “urgentes” sur une potentielle aide sécuritaire russe. La demande arménienne est intervenue au lendemain de l’échec de nouveaux pourparlers entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, qui visaient à instaurer un cessez-le-feu. La Russie dispose d’une base militaire à Gumri, la deuxième ville d’Arménie. Elle est également liée à Erevan par un traité de sécurité collective, mais a affirmé par le passé qu’il ne s’étendait pas au Nagorny-Karabakh. “La Russie apportera à Erevan toute l’assistance nécessaire si les affrontements prennent place directement sur le territoire de l’Arménie”, a indiqué la diplomatie russe. Dans une lettre à Vladimir Poutine, M. Pachinian a affirmé samedi matin que les combats se rapprochaient des frontières arméniennes et accusé à nouveau la Turquie de soutenir l’Azerbaïdjan. Invoquant les bonnes relations entre les deux pays et un traité commun d’amitié, de coopération et d’assistance mutuelle, il a appelé Moscou à l’aide. De son côté, le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a dit samedi sur Twitter ne “pas voir” et ne “pas vouloir” d’intervention d’un pays tiers. “C’est un combat entre nous et l’Arménie. Personne ne doit s’y mêler”, a-t-il martelé. Dans ce conflit, Bakou est soupçonné de recevoir un soutien renforcé de la Turquie, via notamment des spécialistes militaires et des mercenaires syriens, des accusations fermement rejetées par les deux pays. Samedi, les combats se poursuivaient, après une rencontre infructueuse la veille à Genève entre les chefs des diplomaties arménienne et azerbaïdjanaise.

Dans la journée, les autorités du Nagorny-Karabakh ont signalé des bombardements sur leur capitale, Stepanakert, ainsi que sur les villages de Martouni, Martakert et la ville stratégique de Choucha, évoquant un mort civil et des blessés. Pour sa part, l’armée azerbaïdjanaise a accusé samedi Erevan de tirs d’artillerie contre la ville de Terter et trois autres villages.

Vendredi soir, les médiateurs français, russes et américains, réunis au sein du groupe de Minsk de l’OSCE, avaient pourtant indiqué que les belligérants avaient convenu de “ne pas viser délibérément les populations civiles ou des cibles non militaires”.

Source: Courrier International 

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