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01/09/2020 - 15/09/2020

Septembre 2020 – Première quinzaine

Pour leur rentrée, faible mobilisation des “gilets jaunes”, quelques tensions

Ils étaient 8.500 rassemblés samedi en France, dont 2.500 à Paris, selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin en déplacement à la préfecture de police de Paris. “Ces manifestations ont pu se tenir dans un calme qui permet à l’ordre républicain d’être tenu”, a-t-il déclaré. Dans le nord-ouest de la capitale, proche de la place Wagram, lieu de rassemblement, des affrontements ont éclaté tout au long de l’après-midi entre manifestants et forces de l’ordre. Des poubelles ont été incendiées, le mobilier urbain renversé et deux voitures ont été brûlées. De leur côté, les forces de l’ordre ont tiré des grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants sortis du parcours autorisé par la préfecture. A 20H00, 287 personnes avaient été interpellées (dont 275 dans la capitale) et selon le parquet de Paris, 147 personnes étaient en garde à vue. “Le mouvement est mort, je le dis clairement, mais on est là car rien à perdre. C’est un peu un baroud d’honneur”, a confié Michael, “gilet jaune” parisien de 43 ans. Dans les rangs clairsemés, reviennent dans les conversations la déception de la faible participation du jour et l’évocation nostalgique des souvenirs des grandes manifestations passées. “Pouvoir remplir son frigo dignement”, “Demain le ciel sera jaune”, clament les pancartes du second cortège. Partis dans le calme depuis la place de la Bourse, les manifestants – quelques centaines – devaient rejoindre la porte de Champerret. Né il y a presque deux ans, le 17 novembre 2018, le mouvement citoyen des “gilets jaunes”, anti-élites et qui lutte pour davantage de justice fiscale et sociale, cherche son second souffle. Il avait réussi la première année à secouer la France, entre occupations de ronds-points et manifestations parfois violentes, dont les images ont fait le tour du monde.

Source : L’Internaute

 

Fin du sapin de Noël à Bordeaux : une « consultation » envisagée par le maire

Au cours de sa conférence de rentrée, Pierre Hurmic, le maire EELV de Bordeaux, avait annoncé sa décision de supprimer le sapin de Noël du centre-ville. Cette annonce a suscité des critiques à droite et une pétition a été lancée pour demander le maintien du sapin de Noël. Face à cette opposition, la mairie se dit prête à lancer une « consultation », comme l’a fait savoir un élu, ce dimanche 13 septembre, à l’Agence France-Presse. Mise en ligne vendredi sur le site change.org, la pétition « Bordeaux veut garder son sapin de Noël ! » comptabilisait dimanche soir quelque 7 200 signatures. « Nous ne voulons pas que Bordeaux devienne une ville triste, en particulier lors des fêtes de fin d’année », clame notamment son initiateur, Martin Petit. Jeudi, lors d’une conférence de presse de rentrée, consacrée à l’annonce d’une série de mesures, le nouveau maire écologiste Pierre Hurmic a évoqué la suppression de « l’arbre mort de Noël », le grand sapin illuminé, d’environ 15 à 20 mètres de haut, qui chaque décembre éclaire la place face à la mairie. « Nous ne mettrons pas des arbres morts sur les places de la ville, notamment sur la place Pey-Berland, vous gardez le souvenir de cet arbre mort que l’on faisait venir tous les ans. C’est pas du tout notre conception de la végétalisation », avait-il déclaré, en dénonçant le « coût faramineux » de l’opération. Face à l’émoi provoqué notamment dans les rangs de la droite, locale et nationale, et sur les réseaux sociaux, la mairie s’est défendue en promettant d’assurer la « féerie » de cette place du centre-ville avec des animations et des illuminations des « arbres vivants ». « C’est du changement à la marge, c’est peanuts », a renchéri, samedi, au micro d’Europe 1, Pierre Hurmic en réponse aux critiques venues, selon lui, de « conservateurs et réactionnaires ».

Source : Le Point

 

Rentrée politique: la primaire hante la droite

L’élection présidentielle est encore loin et pourtant elle est dans toutes les têtes. À droite, chacun avance ses pions, convaincu de trouver un espace face à Emmanuel Macron. Alors que François Baroin n’en finit pas de réfléchir et que Xavier Bertrand reconnaît « se préparer » pour 2022, c’est au tour de Bruno Retailleau de faire un pas de plus. « Je veux faire valoir mes convictions et ce qui me semble bon pour mon pays», expliquait le sénateur samedi, dans une interview aux Dernières Nouvelles d’Alsace. « Les partis sont désormais trop faibles pour porter à eux seuls un candidat. C’est pourquoi notre candidat doit être légitimé par un processus de sélection apaisé, après les régionales et départementales et avant l’été 2021 », ajoutait le président du groupe LR au Sénat.

Loin d’être toutes établies, les candidatures devraient se multiplier et logiquement aboutir à des primaires redoutées par la droite et qui aboutissent bien souvent à des épisodes de cacophonie et de déchirement internes contre-productifs.

Source : Le Figaro

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Affaire Fillon: la justice se déclare indépendante

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a estimé qu’aucune « pression » du pouvoir exécutif n’avait été exercée sur le parquet national financier (PNF) dans l’enquête sur les époux Fillon, menée de « façon indépendante», dans un avis rendu public mercredi. Le CSM, organe indépendant, avait été saisi en juin par Emmanuel Macron après l’ « émoi» suscité par des déclarations de l’ancienne cheffe du PNF Eliane Houlette, qui avait dénoncé des «pressions» de la part de sa hiérarchie dans la conduite des investigations, ravivant des accusations d’«instrumentalisation» de la justice. Entendue en juin par une commission d’enquête parlementaire sur l’indépendance de la justice, Eliane Houlette avait assuré avoir décidé en toute indépendance, en janvier 2017, une enquête visant les époux Fillon après des soupçons d’emplois fictifs révélés par le Canard enchaîné. Mais l’ancienne procureure nationale financière, aujourd’hui à la retraite, s’était aussi émue du « contrôle très étroit » exercé selon elle par le parquet général, son autorité de tutelle directe, dans cette enquête lancée en pleine campagne présidentielle. Le chef de l’Etat avait donc chargé le CSM d’« analyser si le parquet national financier a pu exercer son activité en toute sérénité, sans pression», afin de «lever tout doute sur l’indépendance et l’impartialité de la justice dans cette affaire».

«Il n’apparaît pas que des «pressions» aient été exercées sur les magistrats du parquet général (…) ou du PNF par le Garde des sceaux, son cabinet ou la DACG (Direction des affaires criminelles et des grâces, NDLR)», considère le CSM dans son avis remis à Emmanuel Macron mardi et publié mercredi.

« Une attention particulière a pu être portée, à tous les échelons de la chaîne hiérarchique, à une affaire comportant un enjeu démocratique majeur, mais cette attention n’a conduit le pouvoir exécutif ni à formuler la moindre instruction à l’adresse de l’autorité judiciaire, ni même à solliciter des remontées d’informations dans une mesure dépassant substantiellement la pratique usuelle », poursuit l’institution.

Source : Tribune de Genève

 

Xavier Dupont de Ligonnès : ce document qui fait froid dans le dos

L’affaire Xavier Dupont de Ligonnès continue de passionner. Après la publication d’une longue enquête, truffée de révélations, par Society cet été, c’est au tour de M6 de s’intéresser à cet homme, soupçonné d’avoir tué sa femme et ses quatre enfants avant de les enterrer sous la terrasse de leur maison de Nantes, en 2011. Ce mardi 15 septembre, les téléspectateurs pourront découvrir les premiers épisodes d’Un homme ordinaire, une série “librement inspirée” de cette affaire sordide. Pour réussir à percer le mystère de cet homme qui demeure introuvable et de ce qui l’aurait poussé à décimer les siens, le créateur a “lu le dossier, beaucoup de livres, d’enquêtes journalistes”, comme l’a confié Pierre Aknine au Parisien. “Nous nous sommes immergés dans l’affaire : la nuit, on rêvait de Dupont de Ligonnès, ajoutait-il. C’était mortifère, on était à cran et on a dû faire une longue pause avant de reprendre l’écriture.”

Durant les recherches du réalisateur et du reste de l’équipe, ils ont notamment découvert un nouveau détail sordide sur le passé de Xavier Dupont de Ligonnès. Cet homme, criblé de dettes et qui ne supportait pas d’être fauché, avait “rédigé une liste de combien avait coûté chaque enfant depuis sa naissance”, selon Pierre Aknine. Ils ont également retrouvé des centaines de mails, des lettres que le fugitif avait écrites à sa famille et des discussions qu’il tenait sur les forums catholiques. Pour cette série, le créateur a essayé de “comprendre comment un type ordinaire a pu passer à l’acte avec tant de minutie”, comme il l’a expliqué au Parisien. Inspirés de cette affaire, les épisodes sont également fictionnels. “On a imaginé ce qui avait pu se passer entre les individus, a-t-il continué. Mais la fiction repose sur les informations que nous avions décortiquées.”

Source : Le Parisien

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Covid-19 : face au risque de rejet, Macron refuse d’imposer des mesures trop contraignantes

Emmanuel Macron a-t-il amorcé un virage dans sa stratégie de lutte contre le Covid-19 ? Vendredi 11 septembre, dans le huis clos du conseil de défense sanitaire, le chef de l’Etat a en tout cas adopté une attitude différente de celle du printemps : il s’est refusé à imposer des mesures contraignantes pour la population, malgré la recrudescence de l’épidémie. « On ne va pas faire payer à l’ensemble des Français le fait qu’on n’est pas bons sur les tests ! », a-t-il lancé. Si l’exécutif se vante d’avoir dépassé le million de tests par semaine, les délais d’attente pour les résultats, reconnaît-on au sommet de l’Etat, restent « trop longs ». En face de lui, le ministre de la santé, Olivier Véran, et le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, venaient de plaider en faveur d’une fermeture des bars et des restaurants à Bordeaux et à Marseille, où l’évolution des contaminations est jugée « préoccupante ». Une proposition rejetée par le locataire de l’Elysée, soucieux de l’acceptabilité sociale de ces mesures, mais aussi d’en partager la responsabilité avec les élus locaux.

« Macron est convaincu qu’il faut laisser les gens vivre, tout en protégeant les personnes fragiles. Il a viré sa cuti », décrypte un familier de la Macronie. « La cohérence de la politique gouvernementale, elle est simple : elle s’appelle vivre avec le virus », a affirmé, pour sa part, le premier ministre, Jean Castex, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi 15 septembre.

Source : Le Monde

 

Covid-19 : Raoult seul devant les sénateurs après avoir refusé de débattre avec deux médecins

Après les députés le 24 juin dernier, c’était au tour des sénateurs de procéder à l’audition, mardi 15 septembre, du controversé professeur Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire en maladies infectieuses de Marseille (IHU), connu pour sa défense de l’hydroxychloroquine dans le traitement contre le nouveau coronavirus. Le microbiologiste s’est exprimé seul devant la commission d’enquête, après avoir refusé le format de table ronde avec deux autres chercheurs. En effet, Didier Raoult devait initialement échanger avec l’épidémiologiste Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Inserm, et l’infectiologue Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat à Paris. “C’est au-dessus de mes forces” de “discuter sereinement avec des gens qui m’insultent”, s’est justifié Didier Raoult, en ouverture de son audition, faisant référence à une tribune intitulée “Halte à la fraude scientifique”, publiée le 2 septembre par Libération, et dont Dominique Costagliola est l’une des signataires. C’est donc sans contradicteurs que le microbiologiste a pu développer ses arguments dans son style caractéristique mélangeant longues réponses techniques et accusations sévères. Le scientifique a une nouvelle fois justifié la politique de tests massives de l’IHU dès le début de l’épidémie et affirmé l’efficacité de l’hydroxychloroquine, pourtant démentie par un grand nombre d’études. Il s’est dit “extraordinairement surpris” par l’ampleur des mises en garde contre les effets secondaires de ce médicament, un dérivé de la chloroquine habituellement utilisé pour traiter des maladies auto-immunes.

Un discours qui a trouvé un écho parmi plusieurs membres de la commission, comme la sénatrice du Jura Sylvie Vermeillet (Union des démocrates), atteinte par le Covid-19 mi-mars, assurant très émue que Didier Raoult avait été “le premier à nous donner de l’espoir”. D’autres ont en revanche vu “une forme d’imprudence” dans l’expression publique du chercheur au début de l’épidémie, affirmant l’efficacité de l’hydroxychloroquine alors que seuls des résultats très préliminaires étaient disponibles. Concernant l’efficacité de la généralisation du port du masque, devenu obligatoire dans de nombreuses villes françaises, Didier Raoult a d’abord expliqué humblement qu’il était très difficile de répondre à cette question. “Les études comparatives sont difficiles à analyser parce que les comportements sociaux dans les différents pays ne sont pas les mêmes, en particulier dans les rapports sociaux.”

Cependant, “si porter un masque empêche les gens de s’embrasser, on peut penser que c’est raisonnable”, a-t-il assuré devant les sénateurs.

Source : Le Point

 

Coronavirus : L’économie française chutera moins fort que prévu, selon la Banque de France

C’est un scénario moins sombre que ce que l’on attendait. Selon les nouvelles prévisions de la Banque de France, l’économie française devrait se contracter de 8,7 % cette année et revenir un peu plus vite que prévu à son niveau d’avant la crise. Alors qu’elle anticipait jusque-là un recul du produit intérieur brut (PIB) de 10,3 % en 2020, « le choc du deuxième trimestre a été moins important qu’attendu » et « le rebond suggéré par les enquêtes de conjoncture sur les derniers mois est plus fort », précise la banque centrale française ce lundi dans ses dernières projections macroéconomiques. Cette prévision est dans la lignée de celle de l’Insee qui table sur une récession de 9 % cette année, mais plus optimiste que celle du gouvernement, qui anticipe un recul du PIB de 11 %, même s’il a prévu de réviser prochainement ce chiffre. La Banque de France table ensuite sur un rebond du PIB de 7,4 % en 2021, puis une croissance de 3 % en 2022. L’économie retrouverait ainsi son niveau d’avant crise dès début 2022, soit un peu plus tôt que ce qu’elle anticipait jusqu’ici, c’est-à-dire mi-2022. En parallèle, elle a également revu à la baisse l’impact sur l’emploi de la crise engendrée par l’épidémie de Covid-19. Si le chômage va bien grimper cette année, avec « environ 800.000 » suppressions d’emplois, et un taux de chômage qui pourrait atteindre 11,1 % en 2021, « plus de 700.000 emplois » seraient recréés en 2021 et 2022. Toutefois, elle précise que ce scénario reste sujet à d’importants aléas du fait des incertitudes sur l’évolution de l’épidémie, mais aussi de l’issue des négociations sur le Brexit. En août et septembre, la perte d’activité devrait être ramenée autour de -5 % par rapport à son niveau d’avant-crise, alors que l’économie française tournait seulement aux deux tiers durant le confinement.

Source : AFP

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UE : Von der Leyen plaide pour une Europe plus verte, plus technologique et plus ferme

Une allocution claire mais sans grande surprise. Pour son premier « discours sur l’Etat de l’Union » , exercice annuel par lequel chaque président de la Commission européenne présente, tous les mois de septembre, sa vision et ses projets pour l’Europe, Ursula von der Leyen a promis d’accélérer la cadence. En s’en tenant aux trois grands axes qui, depuis sa prise de fonctions, ont défini sa politique : une Europe plus écologique, plus technologique, et plus ferme au plan géopolitique. Sur la forme, la présidente de la Commission a cherché à incarner son propos autant que possible. Pour faire descendre l’Union de sa légendaire froideur technocratique, elle a rendu un hommage appuyé à tous ceux qui ont continué à travailler pendant le confinement, et longuement cité les exemples de plusieurs jeunes réfugiés ayant pu mettre à profit leurs compétences en Europe. Elle s’est également consacrée à défendre la cause des minorités sexuelles, ethniques ou religieuses. Un discours très « compassionnel » juge Yves Bertoncini, vice-président du Mouvement Européen.

En matière climatique, l’ancienne ministre allemande a proposé de renforcer les ambitions européennes . Pour atteindre l’objectif de la neutralité carbone à l’horizon 2050, il faudra viser une baisse des émissions de gaz à effet de serre de 55 % au moins à l’horizon 2030 (par rapport à 1990). Balayant l’idée qu’un tel projet puisse nuire à la croissance économique, elle a rappelé que « les émissions ont baissé de 25 % depuis 1990, tandis que le PIB augmentait de plus de 60 % ». Il faudra dès lors que 30 % des fonds utilisés dans le cadre du plan de relance européen soient empruntés via des obligations vertes. Cela passera notamment par un effort sur la rénovation thermique des bâtiments, mais également par un investissement ambitieux autour des technologies de l’hydrogène. « Le carbone doit avoir un prix car la nature ne peut plus payer ce prix », a résumé la présidente en plaidant pour une taxe carbone aux frontières.  Sur le plan numérique, l’Europe doit « agir maintenant » sans quoi « d’autres agiront avant nous et fixeront les normes », a plaidé Ursula von der Leyen. Elle a notamment appelé à mettre l’accent sur les données industrielles, un secteur sur lequel l’Europe est « aux avant-postes ». Citant également l’intelligence artificielle, la locataire du Berlaymont a promis de mettre en place, pour chaque citoyen de l’UE, une « identité numérique européenne » qui « pourra être utilisée partout en Europe pour tout faire, louer un vélo ou payer ses impôts ». Et de plaider, en pleine polémique française sur la 5G, pour cette technologie ainsi que la 6G et la fibre optique, en visant notamment le déploiement du haut débit en zone rurale.

Source : Les Echos

 

Après l’incendie du camp de Moria, sur l’île grecque de Lesbos, la faible réponse des pays de l’UE

Un nouveau camp construit dans quelques jours en principe, des tentes pour abriter un millier de personnes et l’intervention d’ONG pour tenter d’aider des milliers d’autres : la situation est toujours dramatique et tendue sur l’île grecque de Lesbos après le double incendie du camp surpeuplé de Moria. Quel rôle jouera l’Union européenne, montrée du doigt, à la fois pour avoir laissé la situation se dégrader depuis le grand afflux de 2015 et pour son peu d’entrain à accepter, aujourd’hui, la relocalisation d’exilés privés de leurs derniers biens ? « Moria est un rappel sévère à tous les membres [de l’Union européenne] de ce que nous avons besoin de changer en Europe », a jugé Margaritis Schinas, le vice-président grec de la Commission, qui doit présenter bientôt un « pacte pour la migration » très attendu, notamment pour ce qui concerne la répartition des demandeurs d’asile. Au lendemain de la catastrophe, dix pays seulement – la Suisse et la Norvège, non-membres de l’Union, comprises – ont accepté, sur l’insistance de l’Allemagne, présidente en exercice de l’Union, d’accueillir 400 occupants de Moria. Si Paris et Berlin devraient accueillir de 100 à 150 mineurs non accompagnés, l’engagement de leurs partenaires sera faible.

En Allemagne, le débat s’intensifie et plusieurs grandes ONG ont demandé au gouvernement fédéral de répondre favorablement aux quelque 180 villes et communes qui se sont portées volontaires pour accueillir des migrants. Jusqu’ici le ministre de l’intérieur, le conservateur Horst Seehofer (CSU), leur a opposé une fin de non-recevoir, mais seize députés de sa propre famille politique ont réclamé que l’Allemagne accueille au moins 5 000 migrants venus de Grèce.

Source : Le Monde

 

Israël signe des accords historiques avec les Emirats et Bahreïn à la Maison Blanche, tirs de roquettes à Gaza

Il s’agit de l’avènement d’un « nouveau Moyen-Orient », estime Donald Trump. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a signé, ce mardi à la Maison Blanche, avec les Emirats arabes unis et Bahreïn des accords historiques qui bousculent les équilibres au Moyen-Orient. « Après des décennies de divisions et de conflits, nous sommes témoins de l’aube d’un nouveau Moyen-Orient », a déclaré le président des Etats-Unis lors d’une cérémonie en grande pompe dans les jardins de la Maison Blanche. La Palestine, de son côté, a dénoncé une « trahison » de ses voisins arabes, affirmant qu’il n’y aurait pas de paix Israël sans la fin de la « colonisation ». Dans la soirée, des roquettes ont été tirées depuis Gaza, et au moins deux Israéliens ont été blessés.

Il a affirmé que « cinq ou six pays » arabes supplémentaires suivraient « très bientôt » l’exemple des deux Etats du Golfe, sans préciser lesquels. Benjamin Netanyahou, évoquant un « tournant de l’histoire », a estimé que l’entente scellée à Washington pouvait « mettre fin au conflit israélo-arabe une fois pour toutes ». Devant une assistance fournie malgré la pandémie, le chef du gouvernement israélien n’a pas été avare en compliments à l’égard de son « ami » Donald Trump, avant de lancer, en arabe, à ses nouveaux interlocuteurs : « Assalamu Alaikum », « que la paix soit avec vous ». Il est en revanche resté muet sur le sort des Palestiniens, grands absents de mardi, même si les ministres des Emirats et de Bahreïn ont rappelé leur cause. Saluant « un changement au cœur du Moyen-Orient », le ministre émirati des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, a personnellement remercié Benjamin Netanyahou « pour avoir choisi la paix et pour avoir stoppé l’annexion de territoires palestiniens » – même si ce dernier assure qu’il ne s’agit que d’un report. Le chef de la diplomatie de Bahreïn, Abdel Latif al-Zayani, a lui clairement appelé à une « solution à deux Etats » pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Benjamin Netanyahou a enfin signé des accords bilatéraux avec les deux ministres, avant une déclaration commune paraphée par les trois hommes et le président américain. Mais, à l’ère du Covid-19, aucune poignée de mains n’a immortalisé cet instant.

Source : France 24

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Madi 30 août 2022 à 18h